Je viens de finir de lire Cinq leçons sur la psychanalyse de Freud. Je pensais y trouver quelque chose qui dissiperait les mythes et croyances négatives envers la discipline. Or c'est tout le contraire. On y trouve affirmé, en vrac :
Quand je dis « affirmé », c'est que contrairement à l'emploi très large des mots « montrer » et « prouver », il n'y a rien dans le contenu du livre qui puisse se revendiquer d'une moindre démonstration. Je ne sais pas ce que la psychanalyse est, mais je sais ce qu'elle n'est pas : une science ; surtout pas quand Freud affirme que finalement, ceux qui sont troublés par la psychanalyse ont quelque chose à se reprocher, psychanalytiquement parlant. Bref, toute critique contre la psychanalyse est récupérée par la psychanalyse, on n'en sort pas et c'est bien commode.
Je ne me prononce pas cependant sur l'intérêt thérapeutique éventuel de la discipline.
J'ai passé la journée d'hier au Luxembourg pour m'y promener et rendre visite à Jean-Yves et Mariana que vous voyez ci-dessous :
La photo est prise au Banana's bar, il manque Sylvain dont la seule photo que j'ai est prise de dos. La décoration du bar est sympathique, je vous laisse juger avec ces quelques affiches :
Ma visite commence à la riante gare qui comme toutes les gares européennes que j'ai vues est presque toujours en travaux.
De la gare on passe sur le pont Adolf pour se diriger vers le centre. De ce pont on voit divers trucs, c'est vachement vert en tout cas.
Un peu plus loin on se retrouve sur une espèce de place, en face du Casino qui n'en est pas un (c'est un musée).
Sur la place Guillaume II, la statue de Guillaume II chevauche un cheval. Mais est-ce bien un cheval ? J'ai mené l'enquête.
À part ça quelque part au milieu de la ville ils ont un chouette parc avec des jeux pour enfants (un bateau échoué sur le sable et même des vis à eau !)
Ils ne manquent pas d'église ni de cathédrales diverses. Ci-dessous une église orthodoxe.
Vous trouverez le reste des photos ici. J'ai voulu repartir avec une spécialité typique du Luxembourg, mais de l'essence, de l'alcool et des cigarettes faiblement taxées ça ne fait pas très glamour.
Dans la série Explorons ensemble les limites de l'inconvenance je vous présente ce mec qui se coupait les ongles dans mon tram ce matin, avec un gros coupe-ongle bien bruyant. Les bouts d'ongles giclaient un peu partout c'était dégueulasse.
Aujourd'hui, le leader français de la livraison rapide de colis aux particuliers a jugé bon de faire traiter mon colis à destination de Grenoble par l'agence de Gironde. Bravo les gars.
Lu sur lemonde.fr :
Devant les dizaines de journalistes qui l'écoutaient, Ingrid Betancourt est brièvement revenue sur sa libération : "Un miracle que la Vierge a rendu possible." Elle annonce, radieuse, qu'elle sera bientôt reçue par le pape, "un rendez-vous à ne pas rater".
Je comprends que la joie de retrouver la liberté puisse amener à dire des conneries. Je pense aussi que c'est grave d'être retenu otage et qu'il faut lutter contre ce genre de pratiques. Néanmoins, je n'ai jamais compris pourquoi son cas devait être une cause nationale. L'excès médiatique autour de son enlèvement me les brisait menues pendant sa captivité. Mais depuis qu'elle est libre, c'est simplement intenable.
Vous aimez la cryptographie ? Travailler pendant un an à 30mn en voiture des pistes de ski vous intéresse ? Alors candidatez à notre offre de postdoc dans le groupe Palo-Alto avant le 13 juillet 2008.
Sur le disque dur de mon ordinateur portable, j'ai une partition chiffrée de 20Go environ contenant mes données. En cas de vol de portable, et si l'algo de chiffrement utilisé tient ses promesses, mes données sont inaccessibles.
Dans sa configuration actuelle, le système me demande le mot de passe
au démarrage, et sans cela je n'aurai pas accès à mes données.
J'aurais pu mettre en place un répertoire /home bidon pour donner le
change dans le cas où des personnes trop curieuses se douteraient de
la présence de données chiffrées à cause de la demande de ce mot de
passe.
Oui mais, est-ce que c'est crédible de jouer l'idiot sur la présence de 20Go de données chiffrées sur le disque ? Pour le savoir j'ai écrit un programme de statistique simplissime qui compte la fréquence d'apparation de chaque valeur d'octet possible (et idem pour les bi-octets) sur une plage de 1Mo, et ce tous les 10Mo. Puis on calcule la distance des fréquences mesurées à une distribution idéale parfaitement aléatoire.
Voici le graphe que j'obtiens pour les monogrammes:

et de même pour les bigrammes:

Si vous avez du mal à distinguer sur les courbes ce qu'il se passe après 3400 environ (ce qui correspond à sauter les 34 premiers gigaoctets du disque), c'est que bingo, vous avez trouvé mes données chiffrées qui ressemblent vachement à du bruit uniforme.
En ce début d'après-midi dans la gare de Lyon à Paris, un groupe de personnes venues assister voire participer à une finale de chant chorale a joué du klaxon pour ponctuer des slogans d'encouragement pour l'équipe de Grenoble, assourdissant à l'occasion quelques centaines de voyageurs qui n'en demandaient pas tant, et prouvant à leur manière admirable que même si ça aide, il n'y a pas besoin d'être supporter sportif pour être con.
Pour ceux qui ont du mal à comprendre le score d'un jeu de tennis, voici l'automate complet représentant l'évolution du score d'un jeu entre deux joueurs A (le serveur) et B en fonction de qui marque le point.
Ensuite on peut jouer sur l'automate à prouver que l'état avantage A est équivalent à 40/30, de façon symétrique avantage B est équivalent à 30/40.
Et une fois que c'est fait, on montre que l'état Égalité est équivalent à 30/30.
Peut-on m'expliquer pourquoi le caractère _ (U+005F LOW LINE) qui sert à
mettre des éléments en indice en mode mathématique, conserve un
caractère spécial en mode non mathématique ? I.e., le parseur
LaTeX préfère produire une erreur de syntaxe et suggérer l'ajout du
mode mathématique plutôt que de dire « oh, un underscore, mon
utilisateur voulait sans doute taper un underscore et n'en a rien à
cirer de mes considérations sur le mode mathématique ».
Y'a des jours où je me dis que ma discipline a essentiellement produit un énorme fiasco soci(ét)al. Heureusement le week-end est proche.
Avec un nouveau perso, c'est tellement fou que slip sur la tête et on fait l'avion.
Quand on fait parti d'associations ou d'organismes divers, il n'est pas rare qu'on soit amené à voter (le saviez vous ? Dans les textes de loi régissant les associations rien n'impose un fonctionnement classique avec président, secrétaire, trésorier, pas plus qu'un fonctionnement démocratique). Quand ça se passe à distance, on reçoit le matériel de vote, on doit choisir n candidats au plus parmi m et envoyer le bulletin de vote dans l'enveloppe, avec en prime la satisfaction du devoir accompli.
Oui mais, est-ce que vous connaissez les candidats ? Pour la plupart des votes qui me concernent, je ne les connais pas le moins du monde. Pour le vote du jour, à savoir la MGEN, je dois choisir 13 noms au plus parmi 15, et la cerise sur le gâteau c'est que d'après les statuts il n'y a pas de profession de foi, c'est interdit.
Plusieurs modalités de vote s'offrent à nous, je pourrais par exemple décider :
Tous ces choix ont des défauts. Devant une demande de vote qui n'a pas de sens, le seul choix raisonnable est celui qui ne fait pas de sens : voter au hasard. Voici comment j'ai fait.
Attribuer à chacun des 15 candidats 4 octets aléatoires :
for i in $(seq -w 1 15); do
dd if=/dev/urandom bs=1 count=4 of=$i;
doneClasser les 15 candidats par ordre de haché md5 le plus petit
lexicographiquement, ne garder que les 13 premiers et les afficher par
ordre croissant :
md5sum $(seq -w 1 15) | sort | head -n 13 | cut -f 3 -d \
| sort -nBon vote.
C'est pratique qu'ils se disputent entre eux, les fanatiques religieux, ça nous fera des vacances.
Question : quand je fais une étude mesurant le surcoût énergétique de l'obésité (demande en nourriture accrue et plus grande utilisation de moyens de transports polluants) et que j'en conclus que cela participe d'autant à la crise énergétique et alimentaire, est-ce que je fais de la science ou de la politique ?
Depuis cet après-midi, le blog de Natacha n'est plus agrégé sur Planet KomiTê. Du coup, il me semble normal d'en parler ici, que les lecteurs de Planet KomiTê soient tenus informés. Peut-être que justement je ne devrais pas dire blog, car c'est le point délicat.
Natacha en parle sur son site. Après une discussion qui a mis en évidence une incompréhension mutuelle sur un point fondamental, j'ai donc délisté le flux de Natacha. J'ai quelques remarques à faire compléter son récit de l'affaire.
Les faits donc, de mon point de vue :
Ce dernier comportement est, à la réflexion, légitime pour des articles de blog. On peut avoir changé d'avis, on peut apporter des informations complémentaires, sans pour autant écrire un nouveau billet. Ce qui fait que l'option de filtrer les articles qui ne sont pas strictement nouveaux mais juste modifiés n'est pas une solution satisfaisante globalement. Cet argument, je ne l'avais pas lors de la discussion. De plus, je ne crois pas que le logiciel planet sache le faire.
Mais c'est un comportement qui ne fait que mettre péniblement en évidence le premier point, quand des articles qui ne sont de mon point de vue pas des articles de blog sont repêchés et réintroduit en tête de page.
Il est bon de rappeler que je décide en dernier lieu les flux qui sont agrégés sur Planet KomiTê, et qu'il me semblait que Natacha souhaitait en faire partie. C'est pour cela que je pense qu'il s'agit effectivement d'une question de politesse de tenir compte des demandes de l'agrégeur pour continuer à être agrégé. Et il est certainement inacceptable de rapporter la charge de la modification à l'agrégeur.
Du coup, tout est allé assez vite. Il est devenu rapidement évident que Natacha n'a pas compris pourquoi je pense que certains de ses articles ne sont pas pertinents pour Planet KomiTê, et/ou qu'elle n'a pas l'intention de fournir un (sous-)flux débarrassé de ce que je considère comme du contenu statique, et enfin qu'elle n'a pas spécialement envie de rester agrégée sur Planet KomiTê. C'est ce dernier point en particulier et sur sa requête explicite que j'ai délisté le flux de Natacha des flux présents sur Planet KomiTê. Son flux sera à nouveau le bienvenu lorsque son désir de faire partie du flux global aura pris le pas sur sa soif de liberté éditoriale et de formatage :-)
Il y a quand même des fondamentalistes sacrément allumés. Ce "Chick tract" est tellement gros qu'il ne peut convaincre que des partisans.
Aujourd'hui je sèche le tournoi de go de Grenoble. J'ai décidé que 3 jours de tournoi me suffisait amplement.
Bilan : 6 parties jouées, une victoire et 5 défaites. L'ambiance était détendue et le cadre agréable contribue à l'atmosphère de tiens-c'est-presque-déjà-les-vacances. Je pense que j'ai pas mal progressé. D'après les conseils qu'on m'a donnés et ce que j'ai senti lors de mes parties, ce qu'il me manque c'est des tsumego, et jouer, jouer, jouer. J'ai aussi pu voir Fan Hui qui est venu commenter une partie de Toru.
Et je termine ce post par les règles du jeu qui va peut-être me permettre de rentabiliser mon goban malgré des amis rétifs au jeu de go lui-même, j'ai nommé le pétango. Il s'agit d'un jeu d'adresse, avant que je vous explique le jeu vous pouvez voir Toru jouer une partie de pétango.
Les règles donc. Les deux joueurs se font face autour du goban et chacun dispose pour ligne de jeu de la ligne du goban la plus proche (par exemple Noir a la ligne 1 et Blanc la ligne 19). Pour jouer son coup, un joueur doit placer une de ses pierres devant sa ligne de jeu et la propulser sur le goban vers la ligne adverse à l'aide d'un coup sec de son doigt. Tout angle est permis. Sa pierre doit s'arrêter après la ligne médiane (la ligne 10) et rester sur le goban. Il dispose de trois essais pour ce faire, et s'arrête au premier essai qui produit un coup valide. À chaque essai il convient de replacer sa pierre sur sa ligne de jeu (mais pas forcément au même endroit). On juge qu'une pierre a passé la ligne lorsque son centre a passé la ligne. Il est possible pour son adversaire de compter à haute voix les essais infructueux, afin de lui coller une saine pression. La pierre peut éventuellement décoller du goban et rebondir, cela ne constitue pas une faute. S'il ne parvient pas à propulser sa pierre dans le camp adverse au bout de trois essais, il a fait une faute et concède la manche à l'adversaire qui matérialise le point en capturant une de ses pierres. Si lors de l'un quelconque de ses trois essais le joueur commet une faute, il concède le point à l'adversaire et on passe à la manche suivante. Constituent une faute :
Lors d'une manche, les joueurs alternent leur coup jusqu'à ce que l'un d'eux commette une faute. Le goban est nettoyé de ses pierres entre chaque manche. Le perdant d'une manche débute la suivante, le débutant de la première manche étant tiré au sort (par exemple par nigiri). La partie s'arrête dès qu'un joueur a remporté le nombre de manches fixées en objectif (traditionnellement 7) et est déclaré vainqueur de la partie.
Variante : (partie à handicap) il est possible de déplacer la ligne médiane d'un ou plusieurs rang pour restreindre la surface acceptable d'un joueur (et augmenter celle de son adversaire).